Mon Melun qui tue, Morte de rire, Mortel
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Jusque dans vos bras

Jusque dans vos bras, c’est une troupe de génialissimes tarés, les chiens de Navarre, lâchés sur scène et conjecturant sur notre douce France. Ça donne une succession de tableaux complètement what the fuck , pardon c’est quoi ce bordel. Oui bordel c’est le mot qui définie certainement le mieux cette chère et tendre identité française qui émeut tant les émeutiers, fait s’ébattre les débatteurs ou thèser les taiseux.

Cette pièce est exquise. Les comédiens, que dis-je les artistes, non les génies (pardon tu auras compris j’ai kiffé ma race) improvisent, brodent (métaphorons nom d’un pet de moule) avec leurs aiguilles terriblement piquantes dans un canevas imaginé par Jean-Christophe Meurisse, une oeuvre tissée de fil de nylon raciste, de laine rose chauvin, de fibre polyester noire spatiale, de corde d’un sombre bleu naufrage, de ligneul blanc fumé, ou de ruban rouge aviné… ça se croise, ça s’emmêle, ça fait des nœuds, c’est le bordel. Et au final, et quel final, te voilà devant un joli drapeau français tissé d’humour.

A la fin de la représentation, les spectateurs étaient invités à un banquet républicain dans le Théâtre, en clin d’œil aux repas publics organisés après la révolution française, parce que vive la république morbleu. J’en ai profité pour me poser avec mes crayons et croquer les tronches des spectateurs (et des cornichons) entre deux fourchettes de rillettes et une gorgée de pinard (oui je sais que tu sais qu’il n’y en a pas eu qu’une). Je me suis retrouvée avec un joyeux bordel de brèves, de gueules, d’impressions que je te livre comme ça, à la française.

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